24 avril 2024

L’expérience des sœurs missionnaires de l’Immaculée du PIME “Je peux tout en celui qui me donne la force” (Philippiens 4 :13)

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Nous vous racontons notre "expérience merveilleuse" dans le quartier de Hammam Lif, où   notre présence a commencé en 2019 ; en 2020, trois sœurs originaires d’Italie et d’Inde s’y sont officiellement installées.

Dès le début, nous avons commencé à visiter les familles tunisiennes musulmanes, en continuant, autant que possible, même pendant la période du covid.

Le Saint Esprit ne nous a jamais laissées enfermées. Nous disons que ce fut une "expérience merveilleuse", parce qu’elle aurait été impossible sans la main de Dieu. En effet, la particularité de notre visite était d’aller frapper à la porte de ceux que nous ne connaissions pas, ce qui n’était pas facile.  Les Tunisiens sont très accueillants, mais souvent les gens nous regardaient de façon très étrange ; toutefois, peu après ils nous mettaient à l’aise en échangeant quelques mots. Beaucoup d’entre eux ne parlent qu’arabe et nous ne connaissions pas bien cette langue, mais l’intervention de l’Esprit Saint nous aidait à nous faire comprendre par les gens...

Au fil du temps, nous avons découvert beaucoup de familles pauvres à chaque coin de rue. En particulier, dans un des quartiers nous avons rencontré des gens qui vivent dans de petites maisons louées, des travailleurs à la journée.

En Tunisie les enfants sont confrontés au défi d’apprendre trois nouvelles langues à l’école - l’arabe classique (les familles ne parlent que le dialecte tunisien), le français et l’anglais – et les enseignants ne sont pas toujours efficaces dans l’enseignement des langues. Les familles qui ont un bon salaire envoient leurs enfants aux cours de rattrapage, les mères les plus pauvres nous demandaient d’aider leurs enfants en français. L’une de nous a donc commencé, deux fois par semaine, dans une maison exiguë avec peu d’enfants, à enseigner ce qu’elle savait, un peu avec le même sentiment que saint Pierre : " Je peux vous donner ce que j’ai ".

Lorsque la situation du Covid a commencé à se calmer, une professeure tunisienne à la retraite nous a offert sa collaboration pour l’enseignement du français. En même temps, d’autres mamans nous ont demandé une aide pour leurs enfants. Avec beaucoup de joie et d’enthousiasme, en 2021, au début de l’année scolaire, nous avons pu ainsi offrir un cours supplémentaire de français avec l’aide de ce professeur.  Nous avons commencé avec un petit groupe, dans la maison de notre communauté, puis la demande a de nouveau augmenté.  Ne pouvant pas accueillir tant d’enfants chez nous, par manque d’espace, nous avons présenté ce besoin à la directrice de la Caritas. Nous sommes actuellement à la recherche d’une maison assez grande pour proposer des activités différenciées aux enfants, aux jeunes qui ont abandonné les études et aux femmes, pour leur permettre d’acquérir leur indépendance.

Au cours des deux dernières années, nous avons organisé trois moments d’animation pour les enfants. Une cinquantaine de personnes – parmi lesquelles notre Archevêque Mgr Ilario Antoniazzi, quelques prêtres et la directrice de la Caritas Sr.Speciosa Mukagatare - étaient présentes à une petite fête à la mi-mars dernier pour les enfants et les mères ; ce fut un beau moment de partage et de joie.

Sœur Jessy Rymond, Missionnaires de l'Immaculée

 

 

 

 

 

 

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